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Matt Trailer

Le blog du Trailer amateur

Marathon Metz Mirabelle 2017

La Préparation

Fraîchement auréolé de ma réussite au marathon de Sénart, je décide de retenter l'aventure du marathon de Metz début octobre 2017. J'habite encore en Ile-de-France mais Metz et la Moselle restent bien ancrées en moi, je serais vraiment heureux de pouvoir terminer ce marathon. Je sais comment y parvenir. Je reprogramme exactement la même préparation sur RunKeeper. Je me dis que cela peut aussi être intéressant de voir si je suis capable d'améliorer mon chrono, sans me mettre la pression pour autant.

Cette fois la plus grande partie des séances longues est à faire en été. Cela signifie des départs à la fraîche. Le programme d'entraînement est étalé sur quatre mois et il alterne généralement des séances d'endurance, de seuil ou fractionné puis des sorties longues. Comme j'ai trois semaines de vacances cet été, j'en profite pour planifier mes sorties. C'est aussi l'occasion de pouvoir découvrir des paysages et des villes, par contre il faut tirer un trait sur l'apéritif tous les soirs.

Je me souviens notamment d'un grand run le long de l'étang de Cazaux dans le Pays Basque, une sortie longue dans Bordeaux à 6h du matin en croisant des gens qui finissaient leur soirée et aussi de beaux parcours en Corse. D'ailleurs ma première sortie qui s'approche le plus d'un Trail est la montée vers le Castellu d’Araghju, un site mégalithique proche de Porto-Vecchio. J'ai le souvenir d'une descente hasardeuse avec des chaussures faites pour la route, mais d'un grand plaisir également. En résumé beaucoup de bons souvenirs et de découvertes. De nouveau, je réalise toutes les sorties programmées. Je suis dans de bonnes conditions pour attaquer cette nouvelle aventure.

L'Avant Course

Pour mettre vraiment toutes les chances de mon côté je prends congé le vendredi de manière à avoir plus de temps pour récupérer du trajet depuis Paris. La météo n'est pas forcément idéale. Certes aucune pluie n'est prévue mais les températures ne sont pas élevées. Je prépare donc un collant et un haut manches longues.

Je me couche tôt la veille après avoir mangé des pâtes. Puis le matin je me réveille en avance et je mange du jambon et une barre de céréales. J'ai vraiment peu d'appétit avant les courses car je suis très stressé. C'est un aspect sur lequel je travaille toujours aujourd'hui avec plus ou moins de réussite. De plus mon système digestif est assez sensible donc je fais bien attention à ne pas trop le solliciter. Pendant une course l'intestin se retrouve en partie privé de l'afflux sanguin puisque celui-ci irrigue les parties du corps nécessaires à l'effort. Autant limiter au maximum la digestion. Je me mets en route vers le départ de la course. Il n'y pas encore beaucoup de monde lorsque j'arrive Place de la République. Je croise quelques coureurs dont un porte drapeau qui restent au chaud dans les galeries. Je vais repérer les lieux et je descends tout doucement en contrebas de l'esplanade. Le village du marathon se trouve sur la Place de la République avec la ligne d'arrivée, par contre le départ est de l'autre côté, Boulevard Poincaré. Je suis dans les premiers à être là. Tout semble très calme.

Départ Boulevard Poincaré

Départ Boulevard Poincaré

Tout doucement, la ligne de départ commence à se remplir. Pour cette course j'ai investi dans un sac de running dans lequel j'ai mis une poche d'eau d'un litre ainsi que mes gels coup de fouet et quelques compotes, j'avais déjà pu tester le matériel durant la préparation. J'ai également remplacé mon brassard smartphone et j'ai acheté une montre TomTom Runner 2. Je l'avais payée 125€ à l'époque chez Boulanger. Comparée aux montres modernes sa batterie était ridicule mais disons que pour commencer elle faisait le job. Et je trouve largement plus agréable de porter une montre qu'un brassard qui serre le bras.

L'ambiance monte progressivement. J'ai vraiment hâte de démarrer. Je ne saurais même plus dire s'il y a eu un lâcher de ballons cette année là. De toute façon ce n'est pas très écolo cette pratique. Je suis placé en fond de grille comme à mon habitude. Il y a beaucoup de bruit, de la musique et du monde des deux côtés de la route. Puis le speaker annonce le compte à rebours et c'est le départ.

La Course

Je vais être honnête je n'ai que peu de souvenirs du début du course. Les dix premiers kilomètres nous font sillonner la ville. Il y a des orchestres à différents endroits comme devant le temple protestant ou la gare et c'est très sympathique. Il y a une belle ambiance. On quitte le centre ville pour traverser les quartiers du Sablon et de Magny pour ensuite se rendre à Pouilly. Je sais qu'il faut négocier la montée du 16e km et contrairement à l'année passée, tout se déroule sans accroc. Je maintiens tranquillement mon rythme et je passe la mi-course en 01:58:11, ce qui est très bien, environ quatre minutes de moins que Sénart. Je suis tellement concentré sur mon rythme de foulée que je ne profite pas vraiment de l'ambiance et des paysages.

Cette fois-ci je n'ai pas de problème particulier et je ne ressens pas le mur des 30 km. Je repense bien sûr à mon abandon de l'année précédente mais tout cela paraît loin car j'ai fait beaucoup de chemin depuis. Je passe les 32 km en environ 3h. Je suis vraiment bien parti, si j'arrive à maintenir l'allure je peux viser un chrono proche des 4h.

A partir du 34e km je commence à ressentir une douleur dans le genou gauche. Malheureusement je sais immédiatement de quoi il s'agit car j'en avais déjà souffert fin 2015. L'essuie glace. Il s'agit d'une bursite, que l'on peut résumer à une ampoule interne. Aujourd'hui je sais très bien pourquoi je l'ai ressentie sur le marathon alors que je n'avais jamais eu le problème lors de la préparation ou même sur le marathon de Sénart. Cela va paraître bizarre mais avec quelques années de recul je sais que c'est venu de mon collant. Ce que j'ai identifié c'est que mon genou n'avait pas la liberté de mouvement nécessaire avec ce collant et cette marque (kalenji) en particulier. Alors que j'écris ces lignes je peux vous assurer que dès lors que j'ai investi dans des collants de qualité supérieure, le problème ne s'est plus jamais présenté. J'ai un avis désormais tranché sur les produits Decathlon mais je ne vais pas m'étendre sur le sujet ici. Cela fera certainement l'objet d'un article sur les équipements.

L'Arrivée

La douleur de l'essuie glace est assez vive. J'essaie de courir mais au bout de quelques minutes je suis contraint de marcher. C'est frustrant car je sens que j'ai le souffle et les jambes. Le moteur tourne mais la transmission est défaillante. Je n'ai d'autre choix que d'alterner marche et course jusqu'à l'arrivée. Je vais donc tourner comme cela à un rythme d'environ 8 minutes au kilomètre. Cette frustration s'évacue assez rapidement à l'approche de la fin de course. Je vais être une nouvelle fois marathonien, cinq mois après Sénart !

L'ambiance monte et j'entends le speaker et la foule. Je me remets à courir sur les cinq cents derniers mètres, complètement euphorique et insensible à la douleur dans le genou. Je longe l'Arsenal et tourne vers la Place de la République. Je suis double marathonien et cette fois en terminant sur une jambe. Il y a mes filles sur la ligne de finish et cela me fait d'autant plus me sentir fier. Je lève les poings en signe de victoire.

L'Après course

Je suis heureux. Je ne ressens plus du tout la douleur dans mon genou. D'ailleurs ce problème passera quelques jours plus tard avec des étirements spécifiques. Il faut simplement travailler le tenseur du fascia lata. Il y a plusieurs méthodes mais la plus simple se fait en position allongée. Il y a des explications un peu partout sur internet. En 2015 j'avais fait une dizaine de séances d'ondes de choc avec une kiné. Cela fait bien souffrir pendant une dizaine de minutes mais le résultat est très efficace.

Je savoure ce moment. Cela n'arrive pas tous les jours et puis Metz c'est ma ville. Je pense que ça a peut-être été le déclencheur pour me faire revenir m'installer dans la région. Beaucoup de choses s'entremêlent dans ma tête. Je me demande quel sera mon prochain objectif, mon prochain challenge. Il se passera énormément de choses durant les six mois qui suivront cette course mais ça sera l'occasion d'en reparler dans un autre article.

Marathon Metz Mirabelle 2017
Données Course
 Date 08/10/2017
 Lieu Metz (57), France
 Distance 42.195 km
 D+ 291 m
 Temps 04:25:42
 Classement 918/1242
 Catégorie SEH
 Classement Cat. 328/421
 Chaussures Asics Gel Nimbus 19
Marathon Metz Mirabelle 2017
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